Le tribunal de grande instance de Vienne a condamné mardi un gendarme à une amende pour violences volontaires, et relaxé quatre de ses collègues poursuivis pour des brimades ayant dégénéré à l’encontre d’une jeune collègue, selon leurs avocats.
En avril, la victime, jeune gendarme, avait porté plainte contre ses collègues de la brigade de Roussillon (Isère), qu’elle accusait de coups, de l’avoir gazée avec une bombe lacrymogène et de l’avoir poussée pieds et poings liés dans une cellule, « pour rire ».
« Les cinq ont été relaxés pour les faits les plus graves d’enlèvement et séquestration. C’est une décision raisonnable », a estimé Me Gabriel Versini-Bullara, l’avocat des prévenus. « Ils retrouvent leur honneur battu en brèche par des salissures proférées sur eux par des collègues et la hiérarchie. »
L’avocat de la cliente est également satisfait de cette décision « a minima », dans la mesure où sa cliente « est reconnue comme victime de ces agissements ».
« Je ne condamne pas les personnes, je condamne les actes qui se sont passés », avait-elle déclaré lors du procès avant d’ajouter: « Je reconnais que je voulais me faire accepter à la gendarmerie. »
« C’était des camarades, avec lesquels elles s’entendait bien, qui ont dérapé, a expliqué son avocat. Des actes, leur comportement, leur grossièreté, la violence pour quelques-uns, n’étaient pas acceptables. » « Ce n’est pas parce que c’est un monde d’hommes qu’il ne faut pas respecter les femmes qui font ce métier« , a-t-il commenté.
Des mesures disciplinaires pourraient…
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